INCARNER LES HUMANITÉS

Mar 11, 2025

En sauvant l’humanité, en s’occupant de l’être-humain, dans ce qu’il est, dans ce qu’il ressent, dans ses émotions, dans sa conscience, on s’occupera naturellement, on sauvera naturellement et on prendra soin naturellement de l’environnement, de la nature, du climat.

La nature se gère très bien et elle est bien plus forte et puissante que nous, soyons humbles en tant qu’humain et recentrons-nous sur notre état, notre condition, sur ce que nous sommes venus expérimenter en tant qu’âme dans la matière. Et c’est faire face à ses émotions, les accueillir, les vivre, les appréhender, les conscientiser, les intégrer, surtout pas fuir et ne pas les gérer mais vraiment être dans le ressenti, dans l’acceptation, dans la conscience mais aussi les ressentir pleinement dans le corps grâce aux sensations.

Transmettre, enseigner les humanités, être un être-humain, c’est ressentir des émotions, c’est avoir un libre-arbitre et être en pleine conscience de ce que l’on est, de ce que l’on fait, de ce que l’on pense. Les humanités, c’est la réflexion, la conscience, la pensée, les émotions, les ressentir dans le corps, c’est les vibrer, les partager, les échanger, en toute authenticité, sincérité, honnêteté, vérité.

Enseigner les humanités, c’est les incarner, c’est transmettre, partager, c’est mettre loin ce qui entrave cette transmission : les écrans, le virtuel ; C’est se connecter entre nous, en êtres vivants par le regard, par le sourire, par la présence physique dans notre corps de matière. C’est utiliser tous ses sens, c’est écouter, se parler, se toucher, créer du lien, l’entretenir, dans le respect du ressenti de chacun dans le moment présent. C’est utiliser tous ses sens mais pas tout en même temps, en fonction de ses sensations, de ses besoins et de ses envies du moment présent, dans le respect de soi, de l’autre.

C’est se mouvoir dans son propre corps, ne pas avoir peur d’exprimer ce que l’on ressent à sa manière, dans son corps. Que son corps soit, existe, se mouvoie, s’exprime, s’incarne.

Enseigner et incarner les humanités, ce n’est pas s’anesthésier avec des images sur des écrans, avec ordinateurs, avec la technologie, avec ce qui nous déconnecte de qui nous sommes et de l’autre qui est autour de nous, avec nous et pas contre nous. C’est recréer du lien, entretenir le lien, c’est rire, sourire, pleurer, être en colère, être triste, mélancolique, toutes les émotions à ressentir, à partager, peu importe la manière tant que c’est dans la considération, l’attention, le respect, la responsabilité, la vérité, la liberté d’être qui nous sommes.